
Printemps
Premiers signes. Quelque chose a changé, mais rien n'est encore confirmé. Vous observez, vous vous interrogez.

Une approche créée par une proche aidante, pour les proches aidants.
Née du vécu d’une proche aidante, la méthode LVDA vous aide à comprendre où vous en êtes et quoi faire maintenant, une étape à la fois. Elle repose sur deux repères : les saisons, pour situer l’évolution de la maladie, et C.O.M.P.A.S., pour accompagner au quotidien.
Un outil complémentaire : FIABLES + MED, pour comprendre un changement de comportement soudain. Voir l’outil
Les saisons servent de base pour comprendre l'évolution de la maladie.
Elles ne remplacent pas un diagnostic — elles vous aident à vous situer.

Premiers signes. Quelque chose a changé, mais rien n'est encore confirmé. Vous observez, vous vous interrogez.

Début de l'évolution cognitive. Un diagnostic ou des résultats ont été reçus. La vie s'organise différemment.

Changements modérés dans le quotidien. La personne a besoin d'aide pour plusieurs activités. L'aidance devient plus intense.

Besoin d'accompagnement avancé. La personne nécessite une présence et des soins constants.
Les saisons sont un cadre de référence, pas un outil diagnostique. LVDA vous aide à les relier aux évaluations que vous avez déjà reçues.
Quand une personne que l’on aime vit avec la maladie d’Alzheimer ou un autre trouble neurocognitif, les questions changent au fil du temps.
Au début, on se demande ce qui se passe. Puis on cherche comment aider, comment communiquer, quoi préparer et comment continuer à vivre ensemble.
La méthode COMPAS vous donne six repères : Constater, Observer, Maintenir, Prévoir, Adapter et Soutenir.
Vous pouvez les utiliser avant un diagnostic, dans le quotidien et lorsque de nouveaux besoins apparaissent. Vous n’avez pas besoin de tout maîtriser aujourd’hui.

Reconnaître que quelque chose a changé, sans devoir déjà en connaître la cause.
« Qu’est-ce qui a changé par rapport à avant? »
Comparez la situation au fonctionnement habituel de votre proche : une question répétée, une tâche familière devenue difficile, une activité qui semble maintenant le mettre mal à l’aise. Constater invite à prendre le changement au sérieux sans poser soi-même un diagnostic.
Regarder de plus près et garder une trace utile des faits.
« Que se passe-t-il, dans quelles circonstances, et qu’est-ce qui semble aider? »
Que se passe-t-il exactement? Depuis quand? À quelle fréquence? Dans quel contexte? Décrivez les faits et notez aussi ce qui aide. Par exemple, plutôt que “Elle ne veut jamais collaborer”, écrivez : “Lorsque j’ai proposé la douche, elle a reculé et dit qu’elle avait peur.” Vos notes peuvent aider à ajuster l’accompagnement et à transmettre vos préoccupations aux professionnels.
Permettre à votre proche de continuer à participer, autant que possible, avec une aide adaptée.
« Qu’est-ce qui reste possible, et quelle aide lui permettrait d’y participer? »
Cherchez ce que votre proche peut encore faire seul, avec une indication ou avec votre présence : choisir un vêtement, plier une serviette, arroser une plante. Préservez les gestes familiers et les repères utiles. L’objectif est de soutenir la participation, le confort et la dignité, en tenant compte de la fatigue et de la sécurité. Il ne s’agit pas de maintenir une performance à tout prix ni de promettre d’empêcher le déclin.
Préparer ce qui peut l’être et prévenir les difficultés évitables.
« Que pouvons-nous préparer pour rendre la prochaine situation plus simple? »
Préparez les rendez-vous, les relais, les visites et les ajustements du quotidien. Vos observations peuvent vous aider à anticiper certaines situations récurrentes. Tout ne peut pas être prévu : ce repère vous aide à préparer des options et à savoir vers qui vous tourner, sans vous rendre responsable d’empêcher chaque difficulté.
Ajuster la communication, l’environnement, les activités et l’aide aux besoins d’aujourd’hui.
« Que puis-je changer dans mon approche pour mieux l’accompagner maintenant? »
Une approche qui fonctionnait auparavant peut avoir besoin de changer. Essayez une indication à la fois, moins de choix, une activité simplifiée ou un autre moment pour un soin. Observez l’effet de l’ajustement et modifiez-le au besoin.
Reconnaître les besoins de la personne accompagnée et de ceux qui l’aident.
« De quel soutien avons-nous besoin, et qui peut nous aider? »
Votre proche peut avoir besoin de présence, de réconfort et d’occasions de participer. Vous pouvez avoir besoin d’information, de repos, de relais ou d’écoute. Chercher des ressources et répartir l’aide fait partie de l’accompagnement.
Les saisons évoquent l’évolution de la maladie et les changements que vous traversez ensemble. Votre COMPAS reste utile à chaque saison. Vous pouvez revenir à chacun de ses repères selon les besoins du moment.
COMPAS est une méthode d’accompagnement et d’organisation. Elle ne permet pas de poser un diagnostic et ne remplace pas une évaluation professionnelle. En cas de danger immédiat ou de changement soudain préoccupant, cherchez de l’aide sans attendre : 911 en cas d’urgence, 811 pour un conseil santé.
Le guide Les saisons du parcours explique chaque saison en détail, les tests et les résultats, et comment accompagner avec C.O.M.P.A.S.